Bonjour Laure-Emmanuelle, peux-tu nous dire quel âge a ton public cible?
Bonjour. Je vise les 3 à 10 ans. C’est pour les tout petits mais les histoires peuvent toucher durant toute l’enfance. Le fait que ce soit bilingue aide aussi à élargir le public. Nul doute d’ailleurs que les grands enfants aimeront.

Comment te sont venues les idées?
Pour l’avion de Léo, ça remonte au temps où je travaillais dans une association d’éducation à l’environnement. Nous faisions des ateliers de sensibilisation pour les enfants en centre aéré. Je m’occupais des 4 à 12 ans et il fallait faire beaucoup d’animations car c’est un âge où on doit les occuper. J’ai eu l’idée de ce conte, mais je ne l’ai jamais utilisé car ça ne rentrait pas dans le planning. Je trouvais dommage de ne pas l’exploiter donc après avoir publié les Sceaux d’Ether, j’ai décidé de lui donner une chance. C’est là que ma mère m’a conseillé d’en faire un livre à vocation éducative et de le faire en français-anglais. J’ai adoré l’idée, surtout que c’était dans la continuité des activités du centre aéré.
Quant à Coco et Nina, l’idée est bien plus récente. J’ai eu très envie de faire un second livre pour enfants car j’avais adoré travailler sur le premier. J’ai rencontré une institutrice en école primaire qui m’a demandé de trouver une histoire pour encourager les enfants à accepter ses erreurs et d’en apprendre. C’est en regardant un reportage sur les aigles que j’ai été inspirée. J’ai combiné les deux. Deux aigles qui volent pour la première fois et ne réussissent pas forcément du premier coup. Le bilingue, c’est pour continuer dans la lignée de Léo.

Doit-on s’attendre à d’autres projets en anglais?
Je pense qu’il est important de bien le maîtriser très jeune. J’affectionne cette langue. Si je fais d’autres livres pour les tout petits, ils seront bilingues, ça c’est sûr, mais peut-être pas anglais. Un jour, si j’ai le niveau, je passerai à l’espagnol. Par contre, pas pour les 8-12, à qui je réserve des livres exclusivement en français. A cet âge-là, on lit un livre pour suivre une histoire.

Tu as donc des projets pour les plus grands?
8-12, oui. Avec des castors. Mais je ne vais pas trop spoiler, vous en saurez plus, plus tard.

As-tu des inspirations particulières?
Pour Léo, c’est le petit prince. Le film était passé à la télé juste avant et j’avais beaucoup aimé la simplicité, le fait de discuter avec les animaux, les entraîner dans une aventure. Ca correspondait vraiment bien à l’idée que je me faisais du conte que je voulais créer.
Pour Coco et Nina, comme je l’ai dit, c’est un documentaire qui m’a inspirée. Je me suis dit que ce devait être terrifiant pour des aiguillons d’apprendre à voler. Surtout que dans le docu, il y avait eu une inondation sous le nid, donc s’ils tombaient, c’était directement dans l’eau.

As-tu un petit mot pour tes lecteurs?
Restez pas loin, j’ai encore plein d’autres idées que je laisse dans un petit coin de ma tête en attendant que ce soit abouti. Je trouve que c’est plus difficile d’écrire pour les enfants que pour les adultes. L’histoire doit être simple sans être simpliste. C’est un bon exercice.

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