Anne-Lyse Blasco est à l’origine de la maison d’édition. Aujourd’hui auteure de 12 livres et un 13e en cours, nous allons nous concentrer sur son parcours d’écrivain plus que sur celui d’éditrice.

As-tu toujours écrit ?

Oui, clairement. Déjà petite, j’inventais des histoires et je les vivais. Le jardin de mes parents était un monde fantastique. J’ai aussi toujours adoré lire. Je ne suis jamais passée par l’étape BD car il n’y avait pas assez de texte. A 7 ans, j’ai voulu lire l’histoire de Charlemagne, mais bon, c’était quand même un peu trop. Et quand j’ai appris à écrire, j’ai tout de suite su que je voulais raconter mes histoires en écrivant des livres à mon tour.

Quel genre d’auteur es-tu ? Jardinier ou architecte ? (= se lancer sans trame ou se lancer avec l’histoire ficelée du début à la fin)

J’ai fait les deux. Mais je préfère avoir un plan. Pour AKADE, dès le départ du tome 1, je savais comment se terminait le dernier. J’avais séparé l’histoire en nombre de livres. C’est pourquoi il y en a autant. Je n’ai pas décidé de faire 8 livres, puis ce qui se passerait dedans, mais en faisant un thème par livre, ça m’a amenée à 8.
Puis, j’ai délimité le nombre de chapitres et fait un résumé de chacun d’entre eux. Et au fur et à mesure que j’écrivais, je surlignais mon résumé.
Je ne vais pas prétendre que rien na changé. J’avais 15 ans quand j’ai commencé à écrire ma saga, et 34 quand j’ai reçu le dernier tome. Evidemment, l’histoire a évolué au fur et à mesure de mes expériences mais pas les éléments principaux de l’histoire (enfin sauf qu’au début, personne ne devait mourir et qu’à la fin c’est une hécatombe, mais je n’en dirai pas plus).
Pour la Grande Guerre, livre qui a été prévu sur un coup de tête pendant que j’écrivais le tome 4, j’ai procédé de la même manière.

Pour les autres livres, ça dépend. Bien sûr, Mystères au château du bois ayant été écrit avec des enfants en classe, on avait déjà délimité les 4 chapitres avec leur institutrice et la bibliothécaire. Pour le Pari et Ombres sur l’Océan, j’avais un plan global, mais rien d’aussi précis que AKADE. En revanche, pour celui qui sort très bientôt et le projet suivant, je n’avais aucun plan. Journal d’une Battante, c’était « facile » puisqu’il s’agit d’un témoignage donc je n’avais qu’à suivre les événements de ma vie et de ma maladie. Pour mon autre projet, je suis dessus depuis novembre 2020, donc je dirai que j’ai plus de mal quand je n’ai pas de plan !

Faut-il des conditions particulières pour que tu puisses écrire (ex : de la musique, être dans un café, etc.) ?

Je n’ai besoin de rien d’autre qu’un stylo et un morceau de papier. Quand l’inspiration vient, je dois écrire tout de suite. Ça m’est déjà arrivée de me réveiller à 3 heures du matin. J’ai sauté sur un calepin à côté de mon lit et j’ai écrit. Je peux écrire sur un stand, en soirée, et plus récemment j’ai pu ajouter « en allaitant » à cette liste !! Honnêtement, rien ne m’empêche d’écrire, mais je n’ai pas besoin de quoi que ce soit.
Cela dit, mon côté hyperactif peut facilement provoquer une déconcentration. J’ai de temps en temps mon attention qui part dans tous les sens. Pour contrer ça, je mets un film ou une série que je connais par cœur, ça focalise mon attention sur quelque chose de précis et je me déconcentre moins. Voilà, je sais que c’est bizarre mais ça fonctionne.

Pensais-tu un jour publier tes histoires ? 

C’est quelque chose que j’avais toujours espéré, dira-t-on. Mais le jour où j’ai reçu mon premier contrat d’édition, ou même quand j’ai ouvert le carton qui contenait les premières versions de mon premier livre, j’ai vécu une émotion qui n’a été égalée que par la naissance de ma fille ou mon mariage.

Pourquoi le fantastique pour ton premier roman ? Et pourquoi avoir changé ?

Comme je l’ai dit plus haut, le fantastique, c’est mon enfance. Quand on veut s’évader, rien de tel que la magie. L’imagination peut vraiment se laisser aller sans limites, à part celles que l’on se fixe. Et quand j’ai écrit AKADE, j’étais en difficulté à l’école donc je voulais partir vers un autre monde et je rêvais qu’en fait, je venais de là-bas et qu’on me demandait d’y retourner. Littéralement d’ailleurs, puisque l’histoire m’est venue d’un rêve.
Pour les autres, encore une fois, c’étaient des exutoires. Je ne me suis pas dit « Tiens, je vais changer de style. », c’était un besoin sur le moment.
En revanche, à l’avenir, je reviens à mes premières amours. Mais je vous laisserai le découvrir dans le prochain paragraphe.

As-tu d’autres projets et veux-tu en dire plus ?

Oui.

Bon allez, j’en dis plus. Le livre sur lequel je travaille depuis 2020 parle des légendes écossaises. Puis, je partirai sur une trilogie avec des sorcières. C’est tout ce que je dirai. Il faudra rester informés.

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