
Loïc Morel est le 16e auteur à avoir rejoint la maison d’édition, en novembre 2024, ouvrant ainsi une nouvelle catégorie : le light novel. Partons à la rencontre de ce jeune auteur très prometteur.
As-tu toujours écrit ?
Non. Et je ne lisais pas non plus. Ma famille, mes amis, personne n’était un grand lecteur alors je n’ai pas été initié à la lecture ou à l’écriture. Sauf le manga. Ma sœur possédait des exemplaires de Nana, Détective Conan, etc. En plus de regarder les épisodes à la télé. J’ai vite accroché et par la suite, c’est moi qui demandais à mes parents d’acheter des tomes de Naruto, mon œuvre de cœur. Néanmoins, les dictées en cours de français étaient mon activité favorite. Peut-être était-ce un signe ?
Quel genre d’auteur es-tu ? Jardinier ou architecte ? (= se lancer sans trame ou se lancer avec l’histoire ficelée du début à la fin)
Ha, ha ! Je dirais plutôt : spirituel. Dans l’idée, je suis architecte. Mon histoire est ficelée du début à la fin. Mais je n’ai pas imaginé directement cette histoire. Du moins, pas en totalité. Un matin, j’ai ouvert les yeux avec le doux chant des oiseaux, et une déflagration d’idées m’a éclatée au cerveau à n’en plus finir. Du jour au lendemain ! Sans réelle cogitation. Comme si on implémentait les souvenirs de quelqu’un dans ma tête. C’est instantané ! Je ne sais toujours pas comment cela a pu se produire mais les idées s’imbriquaient une à une comme un puzzle et je n’ai pratiquement rien eu à faire pour concevoir le fil rouge de l’histoire. C’est pour ça que je reste toujours assez gêné quand d’autres auteurs me parlent de page blanche.
Faut-il des conditions particulières pour que tu puisses écrire (ex : de la musique, être dans un café, etc.) ?
Pas vraiment. Pour moi, l’évidence serait d’avoir un ordinateur (portable ou de bureau), pour pouvoir écrire convenablement. Alors à une époque, je me dirigeai à divers endroits où un ordinateur pouvait être mis à disposition. Donc le manque de moyen, dirait-on, pouvait me faire écrire n’importe où. Jusqu’au jour où j’ai pu acheter mon propre ordinateur pour écrire directement à la maison. Depuis, je me suis imprégné du calme. Selon mon humeur, la musique japonaise en fond peut s’y ajouter mais je reste majoritairement dans le silence pour complètement me projeter dans l’œuvre et les actions des personnages.
Pensais-tu un jour publier tes histoires ?
Le jour où j’ai créé le premier jet de mon œuvre, je n’aurais jamais pensé que j’en serais là où j’en suis aujourd’hui. À 17 ans, on sait rarement ce que l’on veut faire plus tard. Et même quand on pense à une idée précise, on peut finir dans autre chose. Je n’ai jamais pensé arriver là-dedans, mais j’ai tout fait pour y parvenir.
Pourquoi un light novel pour ton premier roman chez nous ?
La conception principale de l’œuvre avait pour but d’en faire un manga. Ne sachant pas dessiner, j’ai dû m’orienter vers le format le plus accessible pour moi : le roman. Mais pas n’importe quel roman ! S’il avait pour ambition d’être un manga, ce projet se devait de ne pas s’éloigner de son origine. Le Light Novel est le commencement de beaucoup d’œuvres japonaises phares qui ont été adaptées en manga et, par la suite, en animé. L’industrie fonctionne ainsi : roman>manga>animation. Quitte à suivre la voie du roman, autant faire les choses bien.
Quand as-tu prévu de sortir la suite ?
J’espère pouvoir sortir le tome 2 pour la fin d’année 2025. J’ai signé un contrat avec un tout nouvel illustrateur qui remplacera l’ancienne. J’espère que le changement de direction artistique vous plaira.
Combien de livres composeront ta saga ?
J’estime qu’on sera à 8 tomes. Mais comme il est très dur d’anticiper ce qui n’est pas déjà écrit, cela peut être vu à des changements.
As-tu prévu de partir sur un tout autre genre un jour ?
Kami No Akuryo exploite déjà pas mal de genres même à petite échelle. Même si les principaux sont l’action et le drame. En soi, je dirais que non. Mais personne ne sait de quoi demain est fait. Peut-être qu’une petite voix me dira de faire une histoire sur un groupe musical, qui sait ?
As-tu d’autres projets et veux-tu en dire plus ?
Je ne prévois pas de sortir une autre œuvre que celle-ci pour le moment. Elle me prend déjà énormément de temps. Ce n’est pas un livre que je sors comme ça et puis hop ! On passe à un autre. Ce n’est pas le tome 1 que je vends. C’est le nom Kami No Akuryo. Je ne le vois pas comme un produit à la consommation. Ni même comme un simple one shot qui n’expliquerait qu’une thématique ou un pan de ma vie. C’est un tout. Un gros projet. Une licence. Une œuvre assez complète pour envisager des spin-off. Je donne toute mon âme à ce projet et pour l’instant, il n’y a pas de place pour un autre. Mais ! Ma tante m’a inscrit pour mon anniversaire à une masterclass d’écriture avec de grands auteurs, dont leurs exercices imaginatifs m’ont permis d’envisager un scénario tout autre, dédié à une potentielle nouvelle œuvre. Mais tant que Kami No Akuryo n’est pas terminé, elle restera dans un fond de tiroir, ou dans le fond de ma petite tête. Si vous voulez en savoir plus, suivez Kami No Akuryo et l’Entre-Rêve !
