Victoria Martin fait partie des auteurs qui nous ont rejoint en 2024 avec sa saga Horrible Prophétie dont le premier tome était déjà paru dans une autre maison d’édition. Partons à la rencontre de cette parisienne à l’imagination débordante.

As-tu toujours écrit ?

Oui. J’écris depuis le primaire et dès le début c’était soit poétique soit imaginaire, à mon niveau bien sûr. Ma mère m’a fait découvrir Le Seigneur des Anneaux et Bilbo le Hobbit très jeune, dès l’âge de 8 ans, ainsi que tous les contes comme les frères Grimm ou encore la sorcière Baba Yaga. J’ai aussi eu la chance d’avoir un enseignant en CM2 qui nous a incités à écrire et à faire ce qu’il appelait de la prose poétique. J’ai beaucoup apprécié et, étant dyslexique/dyslatérale, c’était plus facile d’inventer et d’écrire que de lire. Il ne faut jamais sous-estimer le rôle de nos professeurs pendant notre parcours, ils peuvent nous donner le goût d’écrire.

Quel genre d’auteur es-tu ? Jardinier ou architecte ? (= se lancer sans trame ou se lancer avec l’histoire ficelée du début à la fin)

Jardinier. Je suis le genre d’auteure qui a des idées plein la tête, mais qui a du mal à les ordonner. J’ai la trame générale, je sais comment ça va finir, mais je construis le reste au fur et à mesure en mettant tout bien à plat sur une feuille. Je ne me lance pas dans un chapitre sans y avoir bien réfléchi avant et l’avoir retourné dans tous les sens dans ma tête. Même pendant les périodes où je n’écris pas (en salon, en dédicace…), je pense au roman. Il est avec moi, il m’accompagne partout.

Faut-il des conditions particulières pour que tu puisses écrire (ex : de la musique, être dans un café, etc.) ?

Il me faut du calme et un bon thé noir (en vrac, Lapsang Souchong ou Yunnan, ça ne rigole pas 😊), souvent le soir avec un stylo plume. Je reviens à la version manuscrite car ça me permet de me reconnecter avec les bases et de sentir mon roman. Je déclame les dialogues pour voir si ça sonne bien et si ça s’enchaîne bien. Cela me permet de vivre la scène comme si j’y étais. Sinon ça ne se commande pas, c’est souvent la nature, un lieu, la beauté d’un instant qui tout d’un coup va m’inspirer, comme un coucher de soleil. Bien sûr, les paysages maritimes ont toujours été une source d’inspiration pour moi, et quand j’en ai la possibilité, une plage au soleil en fin d’après-midi avec une légère brise à marée basse. Je peux y rester des heures juste pour écrire et profiter du calme, de la nature et de l’élément « eau », c’est merveilleux. 

Pensais-tu un jour publier tes histoires ? 

Quand j’étais petite, je voulais devenir avocate et écrivain. J’écrivais déjà au primaire, et oui, étant entourée de livres à la maison, c’était un rêve d’avoir un livre à mon nom. Après c’est devenu un peu flou, j’écrivais toujours, mais ce n’était plus mon but principal et puis c’est arrivé un peu par hasard avec une expérience d’auto-édition en 2015. Ça a été le début d’un long chemin tortueux, mais quand je vois ce que j’ai construit et ce que j’ai fait, j’en suis très fière. Maintenant que je suis chez l’Entre-Rêve Edition, l’aventure continue et dans le fond, oui c’est la réalisation d’un rêve d’enfant.

Pourquoi la fantasy pour ton premier roman chez nous ? 

Ça a toujours été l’imaginaire pour ma part. La littérature doit faire rêver, transporter, voyager et aller en terre inconnue. Elle doit surprendre et créer de l’émotion.

En combien de tomes as-tu prévu ta saga ? Et quand pourrons-nous lire la suite ?

4 tomes minimum, possiblement 5 en fonction de la grosseur du livre, pour qu’ils ne soient pas trop gros et qu’ils puissent sortir plus vite. Le tome 3 est commencé, j’espère pouvoir bien l’avancer dans la période hivernale 2025/2026. Ça dépend aussi des difficultés rencontrées pendant l’écriture, les blocages et de beaucoup d’autres facteurs.

Est-ce le genre de ton prochain roman ?

Fantasy, toujours !

As-tu prévu de partir sur un tout autre genre un jour ?

Oui et non. Toujours avec du surnaturel, mais peut-être mélangé avec de la science-fiction ou alors du fantastique. J’écris également des nouvelles un peu poétique, pour moi ce n’est pas si loin, le merveilleux est tout autour de nous, il suffit de le ressentir et de le laisser nous imprégner.

 As-tu d’autres projets et veux-tu en dire plus ?

Déjà finir ma saga Horrible prophétie, ce sera la fin d’un gros chapitre de ma vie et je ne veux rien lâcher, ni me disperser. Ceci dit, de petits projets à côté, comme la publication de mes nouvelles poétiques et imaginaires. J’avais aussi commencé un roman mélangeant Science-Fiction et Fantasy, et j’ai vraiment envie de le voir sortir un jour, après Horrible prophétie peut-être.

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